Liste des symboles emblématiques de la Russie

L’article 70 de la Constitution de la Fédération de Russie donne la liste des symboles officiels de la Russie: ils sont au nombre de trois. Même avec toute la bonne volonté du monde, nous ne pourrons certainement jamais établir une liste complète de ses symboles non officiels. Commençons toutefois par trente d’entre eux!

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OFFICIELS

Nous avons déjà consacré plusieurs articles aux trois symboles officiels de la Russie que sont :

Alexeï Maïchev / Sputnik
Alexeï Maïchev / Sputnik
  1. Le drapeau tricolore 

  2. L’hymne

  3. Les armoiries

 NON OFFICIELS

  1. Bouleau/берёза

Alexander Popov / Getty Images
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Cette essence d’arbre est l’une des plus communes en Russie.

Dans les temps anciens, on croyait que le bouleau protégeait des forces du mal. À la Pentecôte (fête de la Trinité), on décorait les maisons avec des branches de bouleau et on tressait des couronnes avec.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, cet arbre inspira particulièrement les artistes : poètes et peintres en célébrèrent la beauté délicate. Il est impossible de compter combien de fois les peintres russes représentèrent des boulaies. En revanche, on peut sans peur de se tromper affirmer que le bouleau est l’un des symboles les plus reconnaissables de la Russie, l’un de ceux qu’on lui associe, où que l’on se trouve dans le monde. 

  1. Balalaïka/балалайка

Oskanov / Getty Images
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On ne sait pas exactement dater l’apparition de cet instrument de musique à cordes. On pense que des marchands russes la firent découvrir aux Bulgares de la Volga au Xe siècle. Elle devint un instrument répandu à la fin du XVIIe siècle. On en trouve la mention dans des documents datés de 1688. Ils nous apprennent que deux hommes qui chantaient et s’accompagnaient à la balalaïka furent arrêtés et amenés avec leur instrument au Bureau des Streltsy (bureau chargé de l’administration du corps des arquebusiers) pour avoir insulté, entre deux chansons, des strelsty qui montaient la garde à la porte de la Iaouza (située au sud-est de la Moscou d’alors).

La balalaïka acquit l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui durant la seconde moitié du XIXe siècle. Elle était alors l’un des instruments les plus répandus dont jouaient les paysans. En outre, des orchestres en donnaient des concerts.

Le monde découvrit la balalaïka russe en 1889, lors de l’Exposition Universelle de Paris. Les musiciens qui s’y produisirent partirent ensuite en tournée en Europe. Cet instrument à trois cordes conquit le cœur non seulement des gens du commun, mais aussi des têtes couronnées. Ainsi, en 1909, le musicien Boris Troïanovski donna des représentations pour Edouard VII d’Angleterre et Manuel II du Portugal.

  1. Ours brun/бурый медведь

Ian Billenness / Getty Images
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Les Michki, comme on appelle affectueusement les ours en Russie, ne sont pas les seuls très gros mammifères que l’on trouve en Russie. Mais ce sont eux qui symbolisent pour beaucoup ce pays. Les raisons en sont simples. D’abord, les peaux d’ours étaient les présents que les princes et tsars russes offraient généralement aux ambassadeurs étrangers. Ensuite, la plupart des ours dressés qu’on voyait dans les pays d’Europe occidentale venaient de Russie. Enfin, au XVIe siècle, des ours étaient dessinés sur les cartes géographiques de la Moscovie. Plus tard fut ajoutée la mention « ours russe ».

Mais, c’est un fait : dans la Russie d’Ancien Régime, il y avait des montreurs d’ours et même des régiments de plantigrades. L’immense Michka lourdaud, le maître incontesté des forêts russes qui n’attaque que si on le met véritablement en colère, est le symbole de la puissance de la Russie.

  1. Bottes de feutre/валенки

Vadim_Orlov / Getty Images
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Les bottes de feutre étaient des chaussures indispensables pour ceux qui vivaient et nomadisaient dans des régions où régnait un climat rigoureux. Ce n’est donc pas un hasard si leur fabrication était à l’origine un savoir-faire des peuples de Sibérie. Lorsqu’elles arrivèrent en Russie occidentale, elles coûtaient tellement cher que seuls les gens fortunés pouvaient en avoir. Au milieu du XIXe siècle, on trouvait déjà ces bottes aux pieds des nobles comme à ceux des paysans. Si elles ne paient pas de mine, elles sont extrêmement chaudes et protègent des froids les plus durs. Ces bottes de feutre furent d’abord fabriquées de façon artisanale, puis dans des ateliers d’ouvriers spécialisés et, enfin, dans des usines. Certaines sont toujours en activité. Par exemple, dans le village de Koukmor au Tatarstan, on confectionne aujourd’hui des bottes classiques et on conçoit des modèles qui répondent aux goûts du temps. Dans l’usine de Iaroslavl, le feutre est toujours fabriqué à la main.

  1. Ballet/балет

Alexandre Kriajev / Sputnik
Alexandre Kriajev / Sputnik

En Russie, les premières représentations que l’on peut qualifier de ballet furent données à la cour du tsar Alexeï Mikhaïlovitch (1629-1676). La danse commença à prendre son essor au milieu du XVIIIe siècle : les élèves du premier corps des cadets de Saint-Pétersbourg avaient obligation de fréquenter la classe du maître de danse français Jean-Baptiste Landé. Il était un professeur tellement bon que ses élèves, après avoir suivi ses cours pendant quelques années, pouvaient se produire avec les artistes de la troupe du théâtre italien. Le ballet acquit ses véritables lettres de noblesse au XIXe siècle grâce au chorégraphe français Marius Petipa et au compositeur russe Piotr Tchaïkovski. Ils créèrent le genre du ballet russe dans lequel danse et musique jouent un rôle égal. Ils y ajoutèrent une touche traditionnelle russe. Au XXIe siècle, le ballet russe suscite toujours, dans le monde entier, l’admiration qu’il provoquait au siècle dernier. Si elles sont un peu ironiques, les paroles de la chanson « et en matière de ballet nous sommes devant tous sur cette planète » sont toujours aussi vraies.

  1. Semaine grasse/Масленица

Alexandre Podgortchouk / Sputnik
Alexandre Podgortchouk / Sputnik

La semaine de carnaval avant le début du carême de Pâques (Grand Carême) est l’une des fêtes les plus joyeuses et reconstituantes du calendrier. À l’époque du paganisme, les Slaves célébraient le passage de l’hiver au printemps. Depuis leur christianisation, la semaine grasse permet de se préparer à la longue période du carême de Pâques. La semaine grasse s’appelle la semaine des laitages (сырная седмица) parce qu’elle est la dernière durant laquelle la consommation de produits laitiers reste autorisée, la viande étant déjà prescrite.

Les crêpes avec des accompagnements aussi divers que variés sont le plat traditionnel de la semaine grasse. Les Slaves païens les préparaient pour les repas au cours desquels ils se souvenaient de leurs morts. Ils espéraient ainsi s’attirer leurs bonnes grâce et s’assurer que leurs terres seraient fertiles. C’était aussi durant cette semaine que l’on commençait à réfléchir à qui marier ses enfants. À la fin du carnaval, on brûlait un épouvantail qui représentait l’hiver.  

  1. Matriochka/матрёшка

KevinDyer / Getty Images
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La poupée russe en bois peint la plus connue est apparue à la fin du XIXe siècle seulement. Son inventeur est Vassili Zviozdotchnine, un ouvrier tourneur de Moscou. Il habilla sa Matriona (le nom qu’il donna à ce jouet) d’un sarafan et lui fit tenir un coq. Cette poupée gigogne connut un véritable essor à l’époque soviétique : elle était alors le souvenir que les touristes rapportaient le plus souvent de leur séjour en Union soviétique.

  1. Samovar/самовар

 Anna Markina / Getty Images
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« Le samovar, quelle ressource dans les catastrophes, surtout quand elles sont horribles, inopinées ou excentriques ! », faisait dire Fiodor Dostoïevski à l’un des personnages de son roman L’Adolescent. Cette bouilloire est en effet indispensable en toute situation. Les premiers samovars auraient été ouvragés dans l’une des fabriques du bassin sidérurgique traversée par la rivière Irguina (entre Perm et Ekaterinbourg). À l’origine, les samovars servaient à préparer le sbiten, une boisson chaude à base de miel. À mesure que la pratique de boire du thé se diffusa en Russie, les samovars trouvèrent leur place dans les cuisines. Avec le temps également, leur fabrication se concentra dans les fabriques de Toula, d’où le dicton : « В Тулу со своим самоваром не ездят » (On ne vient pas à Toula avec son samovar). Aujourd’hui, boire du thé dont l’eau a bouilli dans un samovar, c’est respecter une tradition du bon vieux temps.

  1. Troïka/русская тройка

La troïka est à la fois un moyen de transport beau et rapide. L’attelage de trois (d’où le nom de troïka) chevaux – celui placé au centre va au trot et les deux sur les côtés, au galop – était considéré en Russie comme le moyen le plus rapide de se déplacer. On choisissait généralement des trotteurs des régions de Viatka (aujourd’hui, Kirov) et d’Orlov. Un attelage de ces chevaux pouvait atteindre les 50 kilomètres par heure. Dans la Russie d’Ancien Régime, les troïkas servaient à transporter les personnes, la correspondance importante. On les entendait approcher au son des clochettes et grelots accrochés à l’arc en bois. On empruntait aussi les troïkas lors des fêtes : les mariages et pendant la semaine grasse. Aujourd’hui, les troïkas ne sont plus qu’une attraction proposée aux touristes.

olgaIT / Getty Images
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  1. Khokhlama/хохлома

ra3rn / Getty Images
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Cette technique de peinture rouge, noire et dorée a plus de trois cents ans. Les artisans des villages de la région située entre la Volga et l’Oural (gouvernement de Nijni Novgorod) décoraient les ustensiles de cuisine en bois et allaient les vendre sur le bazar de la ville de Khokhloma. Cette technique serait apparue dans les communautés de Vieux-Croyants de la région. Pour occuper leurs soirées d’hiver, les artisans décoraient la vaisselle avec la même technique que celle avec laquelle ils peignaient les revêtements des icônes. Au XIXe siècle, lorsque le style russe devint à la mode, la technique de Khokhloma connut beaucoup de succès : elle fut présentée à l’Exposition russe de l’industrie et des arts de 1853 et à l’Exposition universelle de 1889 à Paris, où elle fut récompensée du Grand-Prix. La vaisselle décorée dans le style Khokhloma s’exporta alors de la région de Nijni Novgorod dans tout le pays et à l’étranger par le port d’Arkhangelsk.

Aujourd’hui, les motifs caractéristiques de la peinture Khokholma ne décorent pas seulement des ustensiles de cuisine. Ils sont réinterprétés par des artistes contemporains.

  1. Kokochnik/кокошник

Garry518 / Getty Images
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Cette coiffe haute, souvent en forme de demi-croissant ou de triangle, était traditionnellement porté par les femmes mariées. Dans la Russie ancienne, elles devaient en effet dissimuler leur chevelure. Pour le confectionner, on appliquait un morceau de velours sur la forme souhaitée (elle variait en fonction des régions) en toile ou en papier épais préalablement encollés. On le brodait ensuite au fil d’or ou d’argent et on le rehaussait de perles, voire de pierres précieuses. Cette coiffe somptueuse n’était pas portée au quotidien. Les femmes la conservaient précieusement, comme la prunelle de leurs yeux, et la transmettaient de génération en génération. Les différentes formes des kokochniks inspirèrent celles des tiares que les femmes de l’aristocratie et de la famille impériale portaient au XIXe siècle et au début du XXe.

  1. Vodka/водка

invizbk / Getty Images
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Des alcools forts, que l’on peut considérer comme les ancêtres de la vodka, étaient déjà connus dans l’Égypte ancienne et au Moyen-Orient au Xe siècle. On s’en servait alors pour désinfecter les blessures. L’alcool distillé, qui est l’élément de base de la vodka, fut apporté en Russie par les Génois en 1386. On l’utilisait alors très dilué comme médicament. À cette époque, les Russes buvaient des boissons fermentées comme la bière, la médovoukha (à base de miel) et le kvas. La vodka telle qu’on la connaît aujourd’hui date seulement de 1894, année où la recette de la « Moscovite spéciale » (Московская особая) fut brevetée : l’alcool de grain est allongé avec de l’eau jusqu’à obtenir une teneur en alcool de 40°C.

La vodka fut connue dans le monde entier grâce à Vladimir Smirnov, l’un des fils du fondateur de la maison Smirnov. Il quitta la Russie après la Révolution bolchévique puis remonta une distillerie. En 1933, il vendit la maison Smirnoff. Si ses propriétaires ont depuis changé à plusieurs reprises, la vodka reste avant tout considérée comme un alcool russe.

  1. Salade Olivier/салат оливье

Olga Mazyarkina / Getty Images
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En Russie, qui dit « Nouvel An », dit « Olivier ». Il est impossible d’envisager que cette salade ne soit pas au menu du dîner de Réveillon. Dans la recette originelle mise au point par le chef français du restaurant Ermitage Lucien Olivier, on trouvait de la gélinotte, des queues d’écrevisse et de la sauce provençale. Après la Révolution bolchévique, la recette, trouvée trop bourgeoise, fut simplifiée : la volaille fut remplacée par du saucisson, les câpres par des petits pois en conserve, la sauce provençale par de la mayonnaise.

Aujourd’hui, chaque maîtresse de maison a sa propre recette. Savoir s’il faut ajouter une pomme verte ou un concombre frais pour ajouter une note de légèreté et de fraîcheur reste une vraie question !

  1. Caviar/икра

Ioulia Davidovitch / Getty Images
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Ce plat raffiné et, donc, cher est réservé aux tables des jours de fête : Nouvel An, anniversaire, mariage. Les caviars les plus appréciés sont le noir (esturgeon, sevruga, kaluga et beluga) et le rouge (de différentes espèces de saumons). Il existe aussi des caviars moins chers comme celui de brochet qui a une couleur délicatement ambrée. 

  1. Borsch/борщ

Arx0nt / Getty Images
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Le borsch est une soupe, aux recettes nombreuses et variées, que l’on mange dans les pays slaves. Dans la tradition culinaire russe, elle est attestée depuis le XVIe siècle, mais est certainement beaucoup plus ancienne. En Russie, il y a autant de recettes de borsch que de régions. Par exemple : borsch carémique sans viande, avec des haricots, des champignons ; borsch au poisson (avec du carassin et même des écrevisses) ; borsch à l’oseille ; borsch classique à base de bouillon de bœuf. 

  1. Pain de seigl /ржаной хлеб

Magone / Getty Images
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Du fait du climat, la céréale la plus cultivée en Russie fut longtemps le seigle et non le blé. On faisait surtout du pain à base de farine de seigle. La pâte à pain était montée au levain, ce qui lui donnait un goût acidulé très particulier. En Russie, on connaît le pain de seigle depuis les IXe-Xe siècles. Les nobles comme les paysans le consommaient. Le pain de seigle que l’on connaît surtout aujourd’hui sous les appellations de Borodinski et Darnitsky a un avantage sur le pain blanc : il reste moelleux plus longtemps et est idéal pour manger avec la soupe. 

  1. Crêpes/блины

Svetlana Denisova / Getty Images
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Pour faire des crêpes russes (dont il existe de très nombreuses recettes), il faut préparer une pâte à la farine de blé et à la levure. Lorsqu’elle a monté, on en dépose une légère couche dans une poêle (de préférence en fonte) préalablement chauffée et huilée. Après avoir répété cette opération de nombreuses fois, on obtient une belle tour de crêpes dorées qui rappellent le soleil. On les déguste sans rien ou avec du caviar, des champignons, de la crème aigre ou de la confiture. Les crêpes sont le plat traditionnel de la semaine grasse. Mais rien n’empêche d’en faire et d’en manger toute l’année !

  1. Femmes russes/русские женщины

Lorado / Getty Images
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Maquillage impeccable, vêtements à la mode... pour les fêtes et tous les autres jours de l’année. Dans le métro, les touristes étrangers peuvent facilement être aveuglés par les femmes russes dont on dirait qu’elles sont prêtes à tout moment à entrer en scène ou à prendre la parole devant un large auditoire. 

  1. Grand-mère/бабушка

ArtMarie / Getty Images
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Le mot бабушка est un dérivé de баба, mot qui désignait les paysannes. Progressivement la forme diminutive de бабабабкаfut remplacée par бабушка. Certains disent aussi бабуля, бабуленька, бабуся. Aujourd’hui, on utilise бабушка pour parler de ses grand-mères et toute femme âgée.

En Russie, les grand-mères sont aussi une véritable institution. Personne ne sait mieux exprimer son amour à ceux qui sont, pour elles, les petits-enfants. Elles sont prêtes à les gâter, à les dorloter et à céder à leurs moindres caprices. Si l’une de vos voisines est une dame âgée, établissez avec elle de bonnes relations ! Rien n’échappe à la vigilance des бабушки de votre immeuble. Vous serez aussi au courant de tous les potins. Évidemment, les grand-mères d’aujourd’hui sont loin d’être toutes des personnes âgées avec un foulard sur la tête noué sous le cou. Elles vivent avec leur temps, font du yoga et des arts martiaux, voyagent en Russie. Les grand-mères ne cesseront jamais de nous étonner ! 

  1. Fusil Kalachnikov/автомат Калашникова

blyamur / Getty Images
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La « kalach » figure sur les armoiries du Timor Oriental, du Zimbabwe, du Mozambique comme symbole de la liberté et de l’indépendance. L’AK-47 fut mis au point en 1947 par l’ingénieur en armurerie Mikhaïl Kalachnikov. Il a depuis subi plusieurs modifications et reste le fusil d’assaut le plus répandu dans le monde.  

  1. Châle de Pavlovski Possad/Павловопосадский платок

eugenesergeev / Getty Images
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Ce châle en laine aux motifs floraux de couleurs vives est le souvenir idéal à ramener d’un séjour en Russie. Historiquement, ces châles étaient offerts aux jeunes mariées. À la fin du XVIIIe siècle, une manufacture de châles ouvrit dans le bourg de Pavlovsk (Павловский Посад – à une petite centaine de kilomètres à l’est de Moscou). Un siècle plus tard, on s’y mit à fabriquer les châles à motifs floraux qui ont fait la réputation de cette manufacture. À l’époque, les motifs étaient appliqués à l’aide de tampons en bois ciselé sur des toiles de couleur foncée. Les femmes de marchands s’en entichèrent et se mirent à les porter sur leurs épaules.

  1. Toque ouchanka/шапка-ушанка

Romilly Lockyer / Getty Images
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Cette toque, dont le nom est formé sur le mot ухо / oreille, est une déclinaison du треух / trois oreilles que portaient les paysans et qui leur protégeait la tête et le cou. À l’époque soviétique, l’ouchanka fut incluse dans l’uniforme des soldats de l’Armée rouge. Après la Grande Guerre patriotique, elle devint un accessoire de la garde-robe masculine. Celles des membres de l’élite du Parti communiste étaient en astrakan ou en fourrure de rênes ; celles des citoyens lambda, en fourrure de lapin. Aujourd’hui, les victimes de la mode, hommes comme femmes, en portent de couleurs différentes, en éco-matériaux ou en fourrure naturelle. 

  1. Église Saint-Basile / cобор Василия Блаженного

Damir Karan / Getty Images
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Cette église orthodoxe se distingue d’entre toutes par ses coupoles aux motifs différents et aux couleurs vives. Elle fut érigée entre 1555 et 1561 sur ordre d’Ivan IV le Terrible pour marquer la victoire sur le khanat de Kazan en 1552. Parce que la ville de Kazan tomba un 1er octobre, jour de l’Intercession de la Vierge, cette église est dédiée à cette fête mariale. Elle fut longtemps connue sous le vocable d’église de l’Intercession-de-la-Vierge-sur-le-Fossé. Cette indication topographique rappelle qu’elle s’élève dans la descente entre la place Rouge et la Moscova. Il s’agit d’un ensemble de huit églises, chacune surmontée d’une coupole bigarrée, qui entourent l’église centrale qui se trouve sous le toit pyramidal. Elles sont reliées les unes aux autres par des galeries et des couloirs. Elle doit son nom de Saint-Basile à l’église qui fut adjointe à l’ensemble initial à la fin du XVIe siècle pour y inhumer les restes du fol-en-Christ Basile, qui avait le don de prédire l’avenir.

  1. Églises et coupoles dorées

Sylvain Sonnet / Getty Images
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En Russie, les églises orthodoxes sont généralement surmontées de bulbes dont la forme symbolise la flamme des cierges. On considère généralement que leur modèle est la coupole du cubiculum du Saint-Sépulcre. Le nombre de bulbes qui couronnent les églises permet de comprendre à qui elles sont consacrées : un seul bulbe symbolise l’unité de Dieu ; trois, la Sainte-Trinité ; cinq, le Christ et les quatre évangélistes ; neuf, les grades de la hiérarchie céleste. Il existe même des églises à trente-trois coupoles, d’après le nombre d’années que Jésus vécut sur Terre.

  1. Le Carré Noir/Чёрный квадрат

Fine Art Images/Heritage Images / Getty Images
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Les discussions au sujet du Carré Noir (ou plutôt des Carrés Noirs) de Kasimir Malevitch sont toujours aussi vives qu’à la fin des années 1920. Il s’agit peut-être de l’œuvre picturale la plus provocante de l’art du XXe siècle. Son auteur voyait en lui « le germe de toutes les possibilités ». Après y avoir mis la touche finale, il ne put ni manger, ni dormir pendant une semaine durant laquelle il tenta de comprendre ce qu’il venait de créer. Les historiens de l’art s’accordent à penser que le Carré Noir signifie, au choix, tout ou rien. 

  1. Étoile rouge à cinq branches/пятиконечная красная звезда

egon69 / Getty Images
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Les étoiles sur les épaulettes des officiers de l’armée impériale étaient blanches ou dorées. Après la Révolution d’Octobre, l’étoile rouge à cinq branches, qui symbolisait l’unité du prolétariat mondial qui luttait pour sa liberté sur les cinq continents, fut choisie comme signe distinctif de l’Armée rouge.

  1. Spoutnik/Спутник

Sergueï Piatakov / Sputnik
Sergueï Piatakov / Sputnik

Le 4 octobre 1957, l’Union soviétique lança et mit en orbite le premier satellite artificiel de la Terre : Spoutnik, littéralement le compagnon de voyage. Le signal bip-bip qu’il émettait est resté célèbre dans le monde entier. Cet événement marqua le début l’ère de la conquête de l’espace.

Que cache réellement le concept d’« âme russe »? Trouvez la réponse dans cette autre publication.