Trois recettes de biscuits russes authentiques qui célèbrent le printemps

Ces pâtisseries simples mais délicieusement savoureuses sublimeront vos pauses thé et vous feront vibrer au rythme du printemps.

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1. Javoronki

Victoria Drey
Victoria Drey

L’apparition sur les tables russes de cette pâtisserie insolite en forme de petits oiseaux, faite d’une pâte maigre levée ou non, avec des yeux en raisins secs, marquait l’arrivée du printemps et le retour des oiseaux migrateurs dans le pays. Il n’est pas étonnant que le nom même de ce biscuit vienne du mot russe « javoronok » (жаворонок, alouette). Dans le passé païen, les Slaves cuisaient les javoronki à l’occasion de l’équinoxe de printemps, le 22 mars. Après le baptême de la Russie, cette pâtisserie a été associée à la même date, qui correspondait à la fête orthodoxe des Quarante martyrs de Sébaste, morts dans un lac glacé pour avoir refusé de renier leur foi lors d’un combat contre les païens. Dans la tradition orthodoxe, ces petits oiseaux symbolisent la prière de l’âme qui s’envole vers Dieu.

Recette

2. Tetiorki

Yulia Mulino
Yulia Mulino

Ces pâtisseries en forme de spirales fantaisistes sont répandues dans le ord de la Russie et sont en fait l’équivalent des javoronki. Tout comme ces derniers, les tetiorki annonçaient le printemps, étaient préparées le jour de l’équinoxe et étaient censées « invoquer » le retour des oiseaux migrateurs. Probablement, leur nom vient du mot russe « teterev » (тетерев), qui désigne le coq de bruyère. Pourtant, par sa forme, cette pâtisserie ne ressemble pas du tout à des oiseaux, mais au Soleil, principal symbole du réveil de la nature. Autrefois, la pâte était à base d’eau et de farine de seigle ; aujourd’hui, on utilise plutôt une pâte levée classique.

Recette

3. Lestvitsy

AlexeyBorodin / Getty Images
AlexeyBorodin / Getty Images

Contrairement aux javoronki et aux tetiorki, ce biscuit de seigle sans levain en forme d’échelle est apparu dans le pays après l’adoption du christianisme. Les fidèles orthodoxes le préparent le dimanche de la quatrième semaine du Grand Carême (qui tombe généralement au début du printemps), honorant ainsi saint Jean Climaque et son principal ouvrage religieux – L’Échelle du Paradis. D’où leur nom – « lestvitsy », c’est-à-dire « lestnitsy » (лестницы, échelles). Autrefois, il fallait absolument bénir ce biscuit à l’église.

Domaine public Jean Climaque est montré au sommet de l'échelle de l'ascension divine
Domaine public

Sa recette est très simple :

Ingrédients

  • farine de seigle - 2 à 2,5 tasses
  • miel - 3 cuillères à soupe
  • huile végétale - 1/3 de tasse
  • sel - 1/3 de cuillère à café
  • cannelle - 1 cuillère à café

Préparation

Mélanger l'huile végétale avec 1/3 de tasse d’eau chaude. Dissoudre le miel dans ce mélange.

Ajouter la cannelle et le sel. Incorporer progressivement la farine en pétrissant la pâte.

Façonner la pâte en forme d’échelle, saupoudrer de farine, déposer sur une plaque de cuisson et cuire au four préchauffé à 180°C (thermostat 6) pendant environ 10 minutes.

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