Cinq peintres russes dont les Révolutions de 1917 influencèrent l’œuvre
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Ilia Machkov (1881-1944)
Ilia Machkov avec son carnet de croquis
Les révolutions de 1917 ouvrirent de nouveaux horizons à Ilia Machkov. Lui qui peignait jusque-là des tableaux impressionnistes se consacra avec passion à la création de supports de propagande : tracts et affiches.
Portrait de V. P. Vinogradova, 1909
Son art devenait accessible au plus grand nombre. Pour autant, il ne renonça pas à peindre des toiles : après s’être intéressé au fauvisme, il se mit à peindre des portraits, des paysages et des natures mortes dans le style réaliste. Ses tableaux mettaient désormais en scène des ouvriers qui battaient des records de productivité, des pionniers, des usines.
Pain soviétique, 1936
Piotr Kontchalovski (1876-1956)
Piotr Kontchalovski dans son atelier
Pilier de l’Avant-Garde russe, « Cézanne russe » (ou soviétique), c’est ainsi qu’était surnommé Piotr Kontchalovski. Il n’émigra pas après la Révolution d’Octobre.
Portrait de famille par Piotr Kontchalovski, 1911
Dans les années 1920, il enseigna dans des institutions fortement influencées par l’Avant-Garde (Ateliers supérieurs d’art et de technique et Institut supérieur d’art et de technique) ; il exposa à Paris ; il travailla beaucoup à Abramtsevo et à sa datcha dans la région de Kalouga. Il peignit une série de portraits de représentants du monde de la culture soviétique. Il ne cessa pas de s’adonner à son art durant la Grande Guerre patriotique.
Novgorodiens
Issaak Brodsky (1884-1939)
Isaac Brodski
Сet élève d’Ilia Répine était réputé pour la légèreté de son pinceau. Jusqu’en 1917, il fut souvent exposé à l’Académie Impériale des Beaux-Arts et dans les Salons des Itinérants. Il accueillit les révolutions avec enthousiasme et considérait que « passer à côté de tels grands événements sans y prendre part » aurait été indigne.
Italie
Dès lors, il ne peignit plus que rarement des tableaux resplendissant de couleurs, préférant le style du réalisme socialiste. Il reproduisit sur des toiles de grand format les congrès bolchéviques, fit plus d’une fois les portraits de Vladimir Lénine, Joseph Staline et d’autres leaders de la Révolution bolchévique. En 1934, il fut nommé à la tête de l’Académie des Beaux-Arts de Leningrad.
Ouverture solennelle du IIe Congrès du Komintern au palais Ouritski à Léningrad
Igor Grabar (1871-1960)
Igor Grabar
Igor Grabar était un homme aux talents multiples qui, de façon étonnante, trouvait le temps de tous les mettre en œuvre. Il était peintre, enseignant, critique d’art et auteur de biographies d’autres peintres. Son credo en peinture était que l’artiste devait représenter ce qui lui était proche et habituel. Durant sa période impressionniste, Igor Grabar appliqua ce principe et peignit des paysages et des natures mortes très expressifs.
L'Azur de février, 1904
En 1913, il devint administrateur de la galerie Tretiakov et révisa de manière radicale le choix des œuvres exposées au public. En 1918, à son initiative, ouvrit l’Atelier central de restauration, la première institution spécialisée dans la conservation des monuments culturels. Plus tard, Igor Grabar dirigea le musée d’Abramtsrvo, participa à la restauration du monastère Andronikov et à la création du Musée de l’Art médiéval Andreï Roublev qu’il abrite jusqu’à aujourd’hui.
Allée de bouleaux, 1940
Konstantin Iouon (1875-1958)
Konstantine Iouon
Paysagiste, chantre de la province russe, décorateur pour les spectacles des Saisons Russes de Serge Diaghilev, fondateur de sa propre école d’art dans laquelle étudièrent Vera Moukhina et Robert Falk, Konstantin Iouon avait également de nombreux talents.
Printemps à la Laure de la Trinité-Saint-Serge
Durant l’année 1917, il se trouvait à Moscou. Il y tint en peinture sa chronique des événements révolutionnaires. Il continua ensuite à enseigner, à peindre des paysages, à créer des décors pour le théâtre. En 1941, il immortalisa le défilé des troupes soviétiques sur la place Rouge. Cette toile fut récompensée deux ans plus tard du prix Staline.
Nouvelle planète
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