Retour en images sur la visite historique de Charles de Gaulle en Union soviétique en 1966
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Le 20 juin 1966, Moscou accueillait solennellement le général de Gaulle.
Cette visite officielle de dix jours était son second déplacement en URSS, mais elle se distinguait largement de la précédente par son ampleur géographique et sa portée politique.
Au cours de ce voyage, le président français se rendit dans plusieurs grandes villes du pays, dont Leningrad, Volgograd (l’ancienne Stalingrad), Kiev et Novossibirsk. Dans cette dernière, il découvrit Akademgorodok, la célèbre cité scientifique édifiée au cœur de la Sibérie.
Il alla également à Baïkonour, devenant ainsi le premier et, à ce jour, le seul dirigeant occidental à avoir été invité sur ce site hautement stratégique. À cette occasion, trois tirs de démonstration, dont celui d’un missile balistique intercontinental R-16U, furent réalisés.
Dans toutes les villes où il se rendit, des foules nombreuses se rassemblèrent dans les rues, formant de véritables cordons humains sur les parcours du cortège officiel.
Comme s’en souvenaient les témoins, la préparation, des villes comme de leurs habitants, à la venue du chef d’État français fut menée de manière rigoureuse. Ainsi, à Novossibirsk, une section locale de l’association URSS–France fut créée. Des conférences et des séminaires consacrés à la France et aux relations franco-soviétiques furent organisés en prévision de la visite.
Le général de Gaulle prononça lors de cette tournée en URSS plus d’une trentaine de discours, notamment au mémorial des héros de la bataille de Stalingrad au Mamaïev Kourgan.
Le voyage du président français s’acheva à Moscou d’où il fit une allocution radiotélévisée dans laquelle il exposa sa vision d’une Europe « de l’Atlantique à l’Oural », appelée à dépasser les divisions de la Guerre froide.
Deux accords franco-soviétiques majeurs furent alors signés : l’un portant sur la coopération scientifique, technique et économique, l’autre sur la coopération spatiale. L’année 1966 est ainsi souvent considérée comme un point de départ symbolique de la coopération scientifique entre Paris et Moscou.