Pourquoi peut-on voir des pierres tombales dans certains parcs de Moscou?

Pavel Kouzmtichev
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Au détour d’une promenade dans un parc de Moscou, on découvre parfois des pierres tombales ou des stèles funéraires. Cela s’explique, entre autres, par les transformations urbaines que subit Moscou à l’époque soviétique.

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Dans les années 1930-1950, Moscou subit de profondes transformations : une partie de la ville située à l’intérieur de la ceinture des Jardins (Садовое кольцо) fut reconstruite et l’expansion de la capitale se poursuivit à un rythme plus soutenu qu’auparavant. Des zones situées au début du siècle encore hors du centre y furent incluses. L’essor géographique de Moscou explique pourquoi de nombreux cimetières furent, au cours de ces trois décennies, définitivement supprimés.

Pavel Kouzmtichev
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Lorsque le plan d’urbanisme prévoyait qu’un cimetière disparaisse, les pierres tombales étaient enlevées mais les ossements généralement laissés en terre. Le cimetière Semionovski, l’un des plus vastes de Moscou, est un cas particulier. En 1812, un carré militaire y avait été créé pour qu’y reposent les soldats morts durant la Guerre patriotique contre Napoléon. Des soldats des guerres suivantes y avaient également été inhumés. Le cimetière fut fermé en 1935. Quelques jours après le déclenchement de la Grande Guerre patriotique, la construction des usines aéronautiques Saliout commença dans l’urgence sur la partie sud (celle où se trouvait notamment le carré militaire). Les ossements furent déplacés sans précaution et brûlés après la fin de la guerre. C’est dans la partie nord du cimetière sur laquelle s’étend depuis 1966 le parc Semionovski que l’on peut aujourd’hui voir encore des pierres tombales et des monuments funéraires.

Pavel Kouzmtichev
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Il est un cimetière qui fut ouvert dans un parc déjà existant : celui de Timiriazev, dans le nord de Moscou. Au milieu de la forêt qui le recouvre partiellement, on découvre une vingtaine de tombes. Y reposent des enseignants et des collaborateurs de l’Académie d’agriculture Timiriazev. La dernière inhumation en date remonte à 2002.

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