
Il y a 90 ans, le mouvement stakhanoviste naissait en URSS

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Ce record fut un véritable cadeau pour le gouvernement soviétique. L’industrialisation battait son plein dans le pays, ces travailleurs de choc pouvaient servir de modèles et devenir de véritables héros nationaux que d’autres chercheraient à imiter.

Et c’est ce qui s’est produit : à travers le pays, des sidérurgistes, fraiseurs, conducteurs de moissonneuses-batteuses, couturiers et même cordonniers se sont mis à établir des records, accomplissant leurs plans à 200, voire 400 %.
La perspective d’un avenir soviétique radieux et prometteur n’était pas la seule à motiver les travailleurs. Chaque record leur valait une prime ! Ainsi, l’équivalent de la moitié d’un salaire mensuel fut versé à Stakhanov pour sa journée légendaire.

Il a par la suite lui-même battu à plusieurs reprises ses propres records, puis a quitté les mines pour se consacrer à la propagande et occuper divers postes de direction. La renommée du mineur a bientôt dépassé les frontières de l’URSS : en décembre 1935, il a fait la Une de l’hebdomadaire américain Time.
« La vie est devenue meilleure, camarades. La vie est devenue plus gaie. Et quand la vie est gaie, le travail est prospère… Si notre vie avait été mauvaise, disgracieuse, privée de joie, nous n’aurions pas connu de mouvement stakhanoviste », déclarait Staline en novembre de la même année.

Le mot « stakhanoviste » s’est si profondément enraciné dans la langue russe qu’il n’a pas disparu, même après l’effondrement de l’Union soviétique. Aujourd’hui encore, il désigne ceux capables de travailler pour deux et d’accomplir des prouesses professionnelles.
Comment les Soviétiques trouvaient-ils du travail? Nous vous le révélons ici