Cette église aurait obligé à déplacer la construction d’un barrage à l’époque soviétique

Ilia Timine/Sputnik; Andreï Nikitine/Getty Images
Ilia Timine/Sputnik; Andreï Nikitine/Getty Images

Outre sur Telegram, Fenêtre sur la Russie diffuse désormais du contenu sur sa page VK! Vidéos, publications dédiées à l’apprentissage du russe et plus encore dans notre communauté

Dans les années 1930, décision fut prise de construire un barrage et une centrale hydroélectrique à Ouglitch, ville traversée par la Volga. Plusieurs églises et monastères furent détruits, d’autres furent condamnés à être submergés par les eaux du lac de barrage.

Ilia Timine / Sputnik
Ilia Timine / Sputnik

Il se serait toutefois produit quelque chose d’exceptionnel : l’église de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste érigée au XVIIe siècle ne fut pas détruite. Pour la préserver, on aurait retravaillé le projet et déplacé l’emplacement du barrage de 400 mètres en amont du fleuve.

Cette petite église dut-elle vraiment d’être épargnée à sa valeur historique et esthétique ? Les archives ne permettent pas de répondre à cette question. Les spécialistes de l’histoire de la ville continuent donc de raconter cette belle légende urbaine.

Andreï Nikitine / Getty Images
Andreï Nikitine / Getty Images

« Sa valeur artistique est telle que, pour ne pas voir disparaître ce monument, il fallut reprendre le projet et construire le barrage plus haut en amont de la Volga », lit-on dans Récits de Pierre (Каменные сказы) de l’écrivain soviétique Mikhaïl Rapov.

Les habitants d’Ouglitch sont particulièrement attachés à cette église. Elle fut construite en 1689 par le marchand Nicéphore Tchepolossov en mémoire de son fils qui avait été tué.

Centre international des Roerich
Centre international des Roerich

Fasciné par sa beauté, le peintre Nicolas Roerich la peignit sur sa toile Ouglitch. Escalier de l’église Saint-Jean-Baptiste.

Dans cette autre publication, découvrez pourquoi une église de Moscou est dédiée à un pape.