Cette princesse de la dynastie des Romanov passa toute sa vie en URSS
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Natalia Iskander était en effet l’arrière-arrière-petite-fille de Nicolas Ier. Son grand-père, le grand-duc Nicolas Konstantinovitch, avait été exilé à Tachkent à la suite de plusieurs scandales, notamment son mariage avec une femme de naissance modeste. Dans cette ville, où il se distingua par de nombreuses œuvres de bienfaisance, les habitants lui donnèrent le surnom d’«Iskander». Ce nom devint ensuite celui de sa descendance.
Née en 1917 à Petrograd (Saint-Pétersbourg), Natalia grandit en Russie soviétique : sa mère choisit d’y rester, tandis que son père émigra en Europe avec d’autres représentants de la famille des Romanov.
Elle devint artiste de cirque et, pendant la Seconde Guerre mondiale, travailla comme conductrice, acheminant du pain jusqu’à la ligne de front. Après la guerre, elle se produisait au Parc Gorki de Moscou avec d’audacieux numéros de moto et obtint le titre de maître des sports de l’URSS en motocyclisme. Elle suscitait l’admiration de beaucoup ; le poète Andreï Voznessenski lui consacra même un cycle de poèmes.
Après la chute de l’Union soviétique, son destin attira l’attention de la presse internationale. Invitée à des réceptions officielles, elle demeura pourtant discrète, sans jamais chercher à faire valoir son rang princier. Elle s’éteignit en 1999, à l’âge de 82 ans.
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