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Pourquoi le poète Vladimir Maïakovski aimait-il la boxe tout en la craignant?

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« Un beau jeune homme ténébreux, la voix de basse d’un protodiacre et les poings d’un boxeur ». Voilà le tableau que certains de ses contemporains faisaient du poète Vladimir Maïakovski (1893-1930). La description de ses poings était fidèle à la réalité : il avait pratiqué la boxe durant deux ans. Plus tard, il mentionna ce sport dans l’un de ses poèmes.

Vladimir Maïakovski se présenta à sa première séance d’entraînement vêtu d’un costume de satin bleu foncé. Une fois la corde à sauter en main, il se désespéra : il ne savait pas en faire. En revanche, il donnait des crochets aussi facilement qu’il composait des vers. Un jour, sous ses coups, un sac rempli de vieux chiffons qui servait de poire se déchira.

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Le poète disait de lui : « Je ne me battrai pas. Si je commençais, je tuerais ». Sa lucidité ne l’empêcha pas un jour de faire le coup de poing : il frappa si violemment un soupirant de sa muse Lili Brik qu’il en eut des bleus aux mains.

Vladimir Maïakovski conseillait de ne parler aux mauvais garçons que la langue de la boxe, un sport auquel il fit une place dans son œuvre :

Знай
        и французский

                             и английский бокс,
но не для того,

                     чтоб скулу

                                    сворачивать вбок,

а для того,

                чтоб, не боясь

                                    ни штыков, ни пуль,

одному
           обезоружить
                              целый патруль.

Maîtrise la boxe française et anglaise. Pas pour décrocher les mâchoires, mais pour désarmer seul une patrouille entière sans craindre ni les baïonnettes, ni les balles.

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