«Du culte de la personnalité et de ses conséquences»: Il y a 70 ans, Khrouchtchev présentait son célèbre rapport
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Le 25 février 1956, le dirigeant soviétique intervenait lors d’une session à huis clos du XXᵉ Congrès du Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS). Il y prononçait un discours condamnant le culte de la personnalité de Joseph Staline et tenant ce dernier responsable des répressions politiques de masse des années 1930 à 1950.
« Un silence de mort régnait dans la salle : pas un grincement de chaise, pas une toux, pas un murmure. Chacun évitait le regard des autres, soit par surprise, soit par confusion et peur. Le choc était indescriptiblement profond », témoigna l’homme politique Alexandre Iakovlev.
C’était le début du Dégel, qui durera jusqu’à l’arrivée au pouvoir de Léonid Brejnev en 1964. Cette période a été marquée par une libéralisation partielle de la vie politique et sociale, une évolution du totalitarisme vers une dictature plus modérée, ainsi qu’un assouplissement de la censure. L’État, toutefois, maintenait le contrôle de l’ensemble des processus de la société soviétique.
Une génération entière d’intellectuels soviétiques fit son apparition, surnommée les « Soixantards ». Ces artistes, acteurs, poètes, écrivains et musiciens partageaient pour la plupart les idéaux du communisme et cherchaient à les concrétiser par des réformes démocratiques modérées.
La déstalinisation a eu un effet de bombe sur les alliés de Moscou. Dans presque tous les pays socialistes, des luttes internes entre staliniens et partisans de la nouvelle orientation ont alors éclaté.
En RDA, en Roumanie, en Tchécoslovaquie et en Bulgarie, la déstalinisation et la libéralisation ont été mises en œuvre sous un contrôle gouvernemental strict. En revanche, en Albanie et en Chine, elles ont connu un rejet catégorique : Enver Hoxha et Zhou Enlai quittèrent même le XXᵉ Congrès en signe de protestation, avant même sa clôture.
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