GW2RU
GW2RU

Cinq raisons de regarder la déjà culte série d’animation russe Masha et Michka

Elle est, depuis 17 ans, déjà devenue un phénomène international et un langage universel décrivant les relations entre parents et enfants.

Outre sur Telegram, Fenêtre sur la Russie diffuse désormais du contenu sur sa page VK! Vidéos, publications dédiées à l’apprentissage du russe et plus encore dans notre communauté

La série Masha et Michka, dans laquelle Masha, une petite fille ressemblant à une matriochka et portant un foulard, vient jouer dans la maisonnette d’un ours et y met le bazar, a vu grandir deux générations d’enfants, tant en Russie qu’à l’étranger. Elle a été traduite en 25 langues et diffusée dans plus de 100 pays à travers le monde. L’épisode 17, Recette pour un désastre, a fait son entrée dans le Livre Guinness des records en tant que vidéo d’animation la plus visionnée sur YouTube. En 2015, la série animée a remporté le prestigieux prix Kidscreen Awards, et aujourd’hui, Netflix achète les nouvelles saisons.

Qu’est-ce qui attire donc tant les spectateurs du monde entier et pourquoi ces deux nouvelles saisons n’ont-elles rien à envier aux sept précédentes ?

L’héroïne est inspirée d’une petite fille réelle

L’auteur de l’idée, Oleg Kouzovkov, passait des vacances en Crimée lorsqu’il a remarqué une petite fille pleine d’énergie qui ne laissait personne tranquille. Elle était si vive et remuante, si active et ouverte, que les vacanciers ont commencé, au bout de quelques jours, à se cacher d’elle. Ces traits de caractère rendent le personnage reconnaissable pour les parents et les enfants du monde entier.

Un langage de communication universel

L’intrigue repose sur la relation entre une enfant espiègle et énergique et un adulte patient et attentionné (l’ours Michka). Le dessin animé comporte peu de dialogues, mais beaucoup d’action et de mimiques compréhensibles. De par son format, il s’apparente au cinéma muet et à la pantomime, ce qui explique pourquoi il est compris et apprécié partout dans le monde. Ses situations pleines d’humour et de compréhension sont familières et proches de chaque famille, quel que soit son pays de résidence.

Un humour « à deux niveaux » pour les enfants et les adultes

Pour les enfants, ce sont des aventures joyeuses et dynamiques. Pour les adultes, les créateurs laissent des « clins d’œil culturels » : des références à la littérature classique, à l’opéra, au jazz et au folklore. Par exemple, un épisode entier peut être une parodie du conte Le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault. Ou s’articuler autour de l’interprétation de la célèbre romance d’Alexandre Aliabiev, Le Rossignol.

Absence de didactisme et de message moralisateur

Loin des discours ennuyeux, cette série animée met en avant, à travers l’humour et l’aventure, l’importance de l’amitié sincère, de la bienveillance, du savoir, des compétences et de la liberté créative. Il transmet des valeurs par l’action et les émotions, et non par des leçons directes.

Beaucoup de musique

La musique de la série, composée par Vassili Bogatyrev, n’est pas un simple fond sonore, mais fait partie intégrante du récit : elle mêle des arrangements électroniques à des références classiques (comme la Sonate au Clair de lune de Beethoven dans la Sonate du loup de la série), des motifs circassiens et des interludes de hard rock, et comprend également plus de 50 chansons originales qui sont devenues des tubes.

Dans cet autre article, découvrez les dessins animés soviétiques les plus psychédéliques.