À la découverte des peuples de Russie: les Nogaïs, ces cavaliers des steppes, descendants des Hordes mongoles
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L’ethnogénèse de ce peuple de langue turcique a vu la participation de tribus nomades turciques et mongoles médiévales. C’est l’État de la Horde de Nogaï, occupant les steppes entre la Volga et l’Oural de la fin du XVe au début du XVIIe siècle, qui a servi de base à sa consolidation. Aujourd’hui, plus de 109 000 représentants de ce peuple vivent en Russie, principalement dans le Caucase du Nord.
L’ethnonyme « Nogaï » pourrait avoir une origine mongole et signifier « chien » ou « loup ». On le rapproche également du nom de Nogaï, un éminent dignitaire et chef militaire mongol du XIIIe siècle. Selon une autre version, le mot proviendrait du hongrois « nagy », signifiant « grand » ; les ancêtres des Magyars ayant vécu pendant des siècles aux côtés des peuples nomades.
Pendant des siècles, l’élevage du cheval a été l’activité essentielle des Nogaïs et le fondement de leur culture nomade. Un proverbe ancien le rappelle : « Un Nogaï sans cheval est comme un oiseau sans ailes ». Aujourd’hui, ils aiment toujours organiser des courses en pleine steppe ou s’affronter dans l’avdarysouv, cette lutte à cheval, dont le but est de faire tomber l’adversaire du dos de sa monture.
Parmi les plats populaires de la cuisine nogaï, figurent l’inkal - de fines pâtes cuites dans un bouillon avec de la viande, la tarama - de la viande de cheval bouillie dans un chaudron à feu ouvert, et le kourlemé - de l’agneau rôti sur les braises. La mamyrsa - une bouillie de maïs à l’agneau et aux haricots - est également très appréciée.
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