Quelle fut la dernière volonté du grand général Souvorov avant sa mort?
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La seule chose que le chef militaire n’aimait pas chez son gendre, c’était sa passion pour la poésie. D’ailleurs, toute la haute société de Saint-Pétersbourg partageait cet avis. En effet, Khvostov était… un graphomane. Il écrivait beaucoup, avec passion, mais sans aucun talent. Le comte faisait imprimer ses écrits à ses frais, les envoyait aux revues et en faisait don à l’Académie des sciences. Et s’il trouvait un auditeur reconnaissant, il était prêt à lire ses vers pendant des heures. Il ne se lassait pas de louer Souvorov, vantant ses talents militaires.
De retour dans son pays natal à l’automne 1799 après la campagne de Suisse, le général tomba malade. À Saint-Pétersbourg, il séjourna chez son gendre préféré, où il attendait d’être convoqué à la cour. Cependant, son état ne cessait de s’aggraver. L’écrivain Vladimir Bournachev, dans son ouvrage Nos faiseurs de miracles. Chronique des excentricités et des bizarreries de toutes sortes, raconte que, comme s’il avait pressenti sa mort, Souvorov se serait adressé à Khvostov en ces termes : « Tu es un homme de bien ! Je t’en supplie, n’écris pas de poèmes, et si tu ne peux pas t’en empêcher, au moins ne les publie pas ». En sortant de la chambre du mourant, le gendre aurait essuyé ses larmes : « Il va vraiment mal. Il délire ! ». Toutefois, les historiens considèrent cela comme une plaisanterie historique.
En réalité, Khvostov a raconté à l’évêque Evgueni Bolkhovitinov que son beau-père lui avait demandé : « Ne grave pas de vers sur ma tombe, mais écris simplement : “Ici repose Souvorov” ». La volonté du général fut respectée.
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