GW2RU
GW2RU

Cinq faits sur l’empereur russe Nicolas Ier

Portrait de l'Empereur Nicolas Ier par Georg von Bothmann
Musée de l'Ermitage
On le surnommait le «Chevalier de l’autocratie» et le «Gendarme de l’Europe». Nicolas a régné pendant près de trente ans, alors qu’à l’origine, il n’était pas du tout destiné à monter sur le trône.

Outre sur Telegram, Fenêtre sur la Russie diffuse désormais du contenu sur sa page VK! Vidéos, publications dédiées à l’apprentissage du russe et plus encore dans notre communauté

1. Il fut le premier Nicolas à monter sur le trône de Russie

Nicolas Ier enfant par A. Rockstuhl
Musée de l'Ermitage

Ce prénom était tout à fait atypique pour la famille impériale. Cependant, Paul Ier décida de nommer son troisième fils en l’honneur de saint Nicolas de Myre. De plus, « Nicolas » signifie en grec « vainqueur des peuples ». Depuis l’accession au trône de l’empereur en 1826, ce prénom a acquis une grande popularité au sein de la société russe.

2. Il n’a pas été préparé à monter sur le trône

Portrait du grand-duc Nicolas par un artiste inconnu
Musée de l'Ermitage

Nicolas était bien plus jeune que ses frères et avait peu de chances d’accéder au trône. Il n’était pas associé aux affaires de l’État et se consacrait entièrement à l’armée et à la garde. Cependant, l’empereur Alexandre Ier n’avait que des filles, et Constantin, le prochain dans l’ordre de succession mais sans enfant, renonça à ses droits au trône. C’est pourquoi, en 1823, Nicolas devint l’héritier du trône ; il avait déjà un fils de cinq ans, le futur empereur Alexandre II.

3. Surnommé le « Chevalier de l’autocratie »

L'Empereur Nicolas Ier décore Speranski pour avoir rédigé un recueil de lois. Début du XIXe siècle, par Alexeï Kivchenko
Musée historique d'État

Le règne de l’empereur débuta par la répression de la révolte des Décembristes sur la place du Sénat. Dès lors et jusqu’à sa mort, il lutta contre « l’esprit révolutionnaire », défendit fermement l’ordre monarchique en place et éradiqua toute dissidence. À cette fin, en 1826, le tsar créa une police secrète : la célèbre Troisième section de la Chancellerie impériale.

4. Il était également surnommé le « Gendarme de l’Europe »

Musée historique d'État

Nicolas Ier aspirait à faire de la Russie le bastion antirévolutionnaire de l’Europe. L’envoi de troupes en renfort à l’empereur d’Autriche François-Joseph Ier pour réprimer la révolution en Hongrie en 1849 fut la manifestation la plus marquante de cette politique.

5. Il a réglé toutes les dettes de Pouchkine

Portrait de Pouchkine par Orest Kiprenski / Portrait de Nicolas Ier par Vassili Golike
Galerie Tretiakov; Musée Russe

Les relations entre le tsar et le poète ont toujours été assez complexes. Elles ont connu tantôt des périodes de respect et de sympathie mutuels, tantôt des moments de refroidissement et de ressentiment. Nicolas était même le censeur personnel de Pouchkine. Après la mort du poète lors d’un duel en 1837, le monarque prit toutefois soin de sa famille et remboursa toutes ses dettes, qui n’étaient pas négligeables.

Dans cet autre article, découvrez comment se déroulait le couronnement des tsars russes.