Il y a 62 ans, voyait le jour le fameux «téléphone rouge» Moscou-Washington
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Jusqu’alors, l’échange de messages officiels pouvait prendre entre 6 et 13 heures : transmission et décodage par les canaux diplomatiques classiques. La crise des missiles de Cuba, en octobre 1962, avait démontré qu’une telle lenteur était inacceptable en situation critique.
Contrairement à l’image populaire du « téléphone rouge », il ne s’agissait pas d’un appareil téléphonique. Les contacts vocaux étaient susceptibles de provoquer des malentendus. La communication s’effectuait donc par téléscripteur, puis, à partir de la fin des années 1970, par les canaux de communication satellite.
La liaison par câble passait par Londres, Copenhague, Stockholm et Helsinki. Chacune des deux parties rédigeait ses messages dans sa langue, et la traduction s’effectuait du côté du destinataire.
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Le tout premier message transmis depuis Washington disait :« The quick brown fox jumped over the lazy dog's back 1234567890 » (« Le renard brun rapide a sauté par-dessus le dos du chien paresseux 1234567890 »). Comme vous l’aurez, sans doute, deviné, il s’agit d’un pangramme, phrase qui contient toutes les lettres d’un alphabet.
La ligne a servi après l’assassinat de Kennedy, durant la guerre des Six Jours et lors du troisième conflit indo-pakistanais, ou encore à l’annonce de l’envoi des troupes soviétiques en Afghanistan.
Toujours active, la ligne est utilisée lors d’événements majeurs. Ainsi, en 2001, à la suite des attentats du 11 septembre, le ministre russe de la Défense, Sergueï Ivanov, a transmis par son biais ses condoléances aux États-Unis et exprimé l’empressement de Moscou de coopérer dans la lutte contre le terrorisme.
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