Le prix Iasnaïa Poliana, créé en hommage à Tolstoï, dévoile son lauréat étranger
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Tous les ans depuis 2003, le prix littéraire Iasnaïa Poliana – du nom de la propriété familiale de Léon Tolstoï près de Toula – est attribué à des écrivains dont les œuvres s’inscrivent dans la tradition de la littérature russe classique et qui sont empreintes des principes chers à Léon Tolstoï que sont la philanthropie, la miséricorde et le sens moral. Depuis 2015, des auteurs étrangers sont récompensés dans la catégorie « littérature étrangère ». Cette année, le prix a été décerné à l’écrivain angolais José Eduardo Agualusa pour son roman La Nation créole.
José Eduardo Agualusa
Quels autres grands noms de la littérature mondiale ont reçu le prix Iasnaïa Poliana?
En 2016, Orhan Pamuk a été récompensé pour son roman Cette chose étrange en moi). C’est une saga familiale qui raconte l’histoire de trois générations de Stambouliotes. Son personnage principal est Mevlut Karataş, un marchand ambulant de yaourt. Dans son œuvre, le prix Nobel de littérature 2006 aborde le dialogue culturel, la mémoire et l’identité au carrefour de l’Orient et de l’Occident.
En 2017, le prix Iasnaïa Poliana a été décerné à Jorge Vargas Llosa pour Le Héros discret. Ce romancier et dramaturge péruvien a été l’une des figures centrales du boom littéraire sud-américain. Dans ce roman, le prix Nobel de littérature 2010 et membre de l’Académie Française entrecroise deux histoires : celle de Felicito Yanaqué, modeste chauffeur de la ville de Puira victime d’un chantage étrange, et celle d’Ismael Carrere, homme d’affaires de la capitale qui a fait fortune et décide, l’âge venant, d’épouser sa domestique.
En 2018, l’écrivain israélien Amos Oz a été distingué pour son roman Judas. L’histoire se déroule à Jérusalem en 1959 : Shmuel Asch, éternel étudiant, se retrouve sans argent et sans but réel dans la vie. Il répond à une annonce et s’installe dans une vieille maison où vit un intellectuel âgé. Au cours de leurs conversations, il essaie de comprendre l’énigme de la trahison de Judas et de réinterpréter l’histoire de la création de l’État d’Israël.
En 2021, le prix Iasnaïa Poliana est allé au classique de la littérature britannique Julian Barnes pour son livre Rien à Craindre. Cet essai très personnel est une réflexion sur la peur de la mort, la foi, ses relations avec son frère philosophe et son histoire familiale.
Julian Barnes
En 2025, l’écrivain chinois Mo Yan, prix Nobel de littérature 2012, a reçu le prix Iasnaïa Poliana pour son roman Le Supplice du santal, qui a pour toile de fond le soulèvement des Boxers entre 1899 et 1901.
Parmi les autres lauréats du prix Iasnaïa Poliana, on citera : Ruth Ozeki (En même temps toute la terre et tout le ciel), Hernán Rivera Letelier (L’Art de la résurrection), Yú Huá (Les Frères), Venko Andonovski (Le Nombril du monde), Juhea Kim (Créatures du petit pays) et Patricia Danker (James Miranda Barry).
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