Cinq faits sur le film soviétique de légende Il ne faut jamais changer le lieu d’un rendez-vous

Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979
Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979

Outre sur Telegram, Fenêtre sur la Russie diffuse désormais du contenu sur sa page VK! Vidéos, publications dédiées à l’apprentissage du russe et plus encore dans notre communauté

Le roman 38, rue Petrovka (en russe : Эра милосердия) des frères Vaïner, à l’origine du film, s’appuie sur des faits réels. Après la guerre, la bande d’Ivan Mitine a terrorisé Moscou pendant plusieurs années. Leur arrestation aurait été rendue possible grâce à… la bière. L’un des membres du groupe avait acheté un fût entier et offrait cette boisson à tous les passants près d’un stade. Les autorités, sachant que le gang sévissait dans le secteur des installations sportives, ont été intriguées par cette générosité suspecte. Des arrestations se sont ensuivies.

Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979
Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979

Les personnages de Gleb Jeglov et de Volodia Charapov s’inspirent en réalité d’une seule et même personne. L’inspecteur Vladimir Arapov, qui a notamment élucidé l’affaire du véritable « Chat noir », était reconnu au sein de la police criminelle pour sa rigueur et son remarquable talent d’enquêteur.

Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979
Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979

L’idée du film appartient à Vladimir Vyssotski, qui y interprétera plus tard le rôle principal. C’est d’ailleurs lui qui a présenté les frères Vaïner au réalisateur Stanislav Govoroukhine. Par ailleurs, les scénaristes ont modifié l’apparence du personnage afin de le rapprocher davantage du physique de l’acteur.

Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979
Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979

Les frères Vaïner ont exigé que leurs noms soient retirés du générique : ils n’ont pas apprécié que Govoroukhine ait opté pour une fin heureuse. Ils n’ont pas non plus approuvé le choix de Vladimir Konkine pour incarner Volodia Charapov.

Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979
Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979

À chaque diffusion d’un nouvel épisode à la télévision, les rues des villes et des localités se vidaient : tout le monde voulait connaître l’issue de l’affrontement entre les gangsters et la police. On disait même que la criminalité était alors particulièrement faible.

Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979
Stanislav Govoroukhine/Studio d'Odessa, 1979

Dans cette autre publication, découvrez 30 films majeurs des studios soviético-russes Mosfilm.