La musique de Rachmaninov et de Moussorgski interprétée à Bruxelles

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Jeudi 16 juillet, la Maison russe de Bruxelles invite à célébrer, selon une tradition bien établie, la prochaine Fête nationale de la Belgique par un concert de piano donné par l’un des jeunes musiciens russes les plus prometteurs de notre époque, Alexeï Dimitriadis. Son jeu talentueux permettra au public de s’immerger dans l’œuvre des compositeurs russes et de ressentir, à travers la musique, les images et les émotions qu’ils ont voulu transmettre.

L’événement se déroulera sous le titre Quand les tableaux prennent vie, car l’œuvre principale de la soirée sera le cycle de Moussorgski Tableaux d’une exposition. Il s’agit d’une promenade musicale à travers une galerie de tableaux, où chaque pièce est le reflet sonore d’une œuvre picturale.  C’est la visite de l’exposition posthume de son ami Viktor Hartmann, artiste et architecte talentueux, qui inspira le compositeur. Profondément marqué par sa mort précoce et ayant visité cette exposition, Moussorgski fut saisi par l’idée de « transposer » les œuvres vues en langage musical. Que ce soit un château, des enfants jouant dans un jardin parisien ou le vol fantastique de la célèbre sorcière russe Baba-Yaga, les dix pièces prendront vie sous les doigts d’Alexeï Dimitriadis,  transportant l’auditeur dans un univers enchanté. 

La soirée sera complétée par le « journal de l’âme » de Sergueï Rachmaninov, ses Moments musicaux. Ces six pièces sont des portraits musicaux d’états d’âme ou de genres typiques du romantisme. Le cycle a été composé à une période difficile pour Rachmaninov, alors qu’il avait un besoin d’argent et qu’il n’avait pas encore atteint la maturité créative. L’Andantino, profondément expressif, dévoilera une lyrique nocturne et paisible, tandis que l’Andante cantabile se révélera comme une confession profonde, empreinte de douleur, d’espoir et de la beauté saisissante de l’infinie mélodie rachmaninienne.

Alexeï Dimitriadis est né à Moscou en 2003. Il a commencé sa formation musicale à l’Académie russe de musique Gnessine, puis, à l’âge de 11 ans, il a poursuivi ses études en France. Les rencontres avec le pianiste exceptionnel Michel Béroff et le pédagogue russe Igor Lazko ont marqué des étapes importantes de son parcours artistique. À 18 ans, il est entré au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Marie-Josèphe Jude. Il est lauréat de plusieurs concours, dont le Concours musical de France et le Concours international de piano d’Île-de-France. Alexeï Dimitriadis se produit en France, à Monaco, en Italie et en Russie. Les œuvres de Piotr Tchaïkovski et de Sergueï Rachmaninov occupent une place particulière dans son répertoire.

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