L’épreuve par l’aoul: une comédie familiale aux couleurs du Caucase à l’affiche à Bruxelles
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Le 18 juin, la Maison russe de la capitale belge invite le public bruxellois à la projection d’un film familial qui dépeint la réalité de la vie dans les contrées reculées du Caucase du Nord. Il s’agit de la comédie L’épreuve par l’aoul, réalisé en 2023 par Magomet-Ali Naïmanov.
Le film raconte l’histoire de Timour, un garçon de 11 ans qui va devoir grandir et se reconnecter aux traditions de son peuple. Timour vit à Moscou et ne s’intéresse à rien d’autre qu’aux réseaux sociaux et aux blogs vidéo. Un jour, pour créer du contenu, il décide de voler un vélo, ce qui provoque la colère de son père. Le garçon fait un pari avec son parent :qu'il serait capable de passer l’été chez son grand-père, dans l’aoul (colonie rurale traditionnelle du Caucase du Nord) de Kyzyl-Togaï, perdu au cœur de la République de Karatchaïévo-Tcherkessie. Malgré sa détermination, Timour n’est pas prêt pour la vie hors de la capitale, et son adaptation à Kyzyl-Togaï, où il est un parfait étranger ne connaissant même pas la langue locale, n’est pas facile. Cependant, grâce aux soins de son grand-père sévère et à un ami inattendu, le garçon parvient à surmonter toutes les épreuves et à acquérir de nouvelles connaissances et compétences. Peu à peu, il s’habitue à la vie locale et accepte même de participer à des courses de chevaux...
« Bien que ce soit une comédie, le film porte des messages profonds. Il aborde les questions de l’adolescence dans le monde moderne, les conflits de générations, ainsi que la préservation et le développement des cultures des petits peuples de Russie. Le spectateur ne découvrira pas seulement le quotidien d’une famille du Caucase, mais il verra aussi dans l’histoire de nos héros ses propres problèmes et préoccupations. Car, au-delà de nos appartenances ethniques et religieuses, nous avons tous, en tant qu’êtres humains, des valeurs communes et nous faisons face chaque jour à des difficultés similaires », confiait le réalisateur Magomet-Ali Naïmanov à propos de son film.
Le tournage s’est déroulé à Tcherkessk, capitale de la Karatchaïévo-Tcherkessie, ainsi que dans les pittoresques villages de Kyzyl-Togaï, Adil’-Khalk, Apsoua et Baralki. Pour renforcer le réalisme, les réalisateurs ont fait appel à des habitants locaux pour les seconds rôles et la figuration, et ont utilisé des objets authentiques collectés dans les villages. Quant aux nombreuses scènes équestres et cascades vertigineuses, elles ont demandé aux acteurs un véritable entraînement de cavalier.
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