Un poète russe surnommé «le Parisien» à l'honneur du Centre russe de Paris

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Le week-end dernier, le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris a inauguré une nouvelle exposition, cette fois consacrée à Maximilian Volochine. Ce poète, journaliste et peintre autodidacte de la fin du XIXe et du début du XXe siècle - une époque que l’on surnomme en Russie l’Âge d’argent - éprouvait une grande affection pour la France et servait de véritable pont culturel entre les deux pays.

Jusqu’au 16 août, les visiteurs de l’espace culturel du quai Branly pourront découvrir des documents d’archives et des photographies liés à sa vie et à son œuvre, notamment ses traductions de poètes français ainsi que des extraits de la correspondance qu’il envoyait de la capitale française vers la Russie lorsqu’il y travaillait comme correspondant de la presse russe.

Service de presse
Service de presse

Volochine a découvert la France pour la première fois en 1899, lorsqu’il y a fait une halte lors de son voyage à travers l’Europe après avoir été expulsé de Moscou pour sa participation à des troubles étudiants. Deux ans plus tard, il s’est installé à Paris et l’Hexagone est devenu pour plusieurs années sa seconde patrie. Enflammé par sa passion de la culture française, ce Russe a vu sa mission dans l’apprentissage de tout ce que la France pouvait lui offrir : « le sens de la couleur avec Paris, la structure de la pensée avec Henri Bergson, le scepticisme avec Anatole France, la prose avec Gustave Flaubert, la poésie avec Théophile Gautier et José-Maria de Heredia... ».

Il a transmis cette passion à ses lecteurs russes en analysant dans ses articles envoyés de Paris pour la presse russe tous les « ismes » qui se disputaient l’influence dans l’art français de l’époque. Pour son amour de la France, ses compatriotes ont surnommé Volochine « le Parisien ».

Volochine fréquentait assidûment les cercles bohèmes de Montparnasse et de Montmartre, visitait sans cesse salons, expositions, musées et ateliers. Il a accompagné le célèbre collectionneur russe Sergueï Chtchoukine chez Picasso, a fait découvrir Odilon Redon à la Russie et a rencontré Ossip Zadkine et Diego Rivera à La Rotonde. Ce dernier a d'ailleurs réalisé pour lui un portrait cubiste.

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