Groupe sanguin: un drame russe sur la Seconde Guerre mondiale, basé sur des faits réels, projeté à Paris
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Mardi 16 juin, le Centre russe du quai Branly invite le public parisien à découvrir Groupe sanguin, un drame de guerre réalisé en 2005 par Maxime Briousse. S’appuyant sur une histoire vraie, le film suit l’incroyable évasion de petits détenus d’un camp d’extermination nazi dans la région de Leningrad. La projection se déroule à l’occasion du Jour de la mémoire et du deuil, de l'invasion du territoire de l'URSS par l’Allemagne nazie le 22 juin 1941.
« Si vous me demandez quel est ce film, je vous répondrai que c’est un film très dur. Dévastateur. D’un autre côté, c’est un film qu’il faut voir, car nous n’avons pas le droit d’oublier les crimes commis par les nazis », a déclaré le producteur du film, Alexandre Jarov, dans une interview. L’action du drame se déroule en novembre 1943. Sous prétexte de les mettre à l’abri, les Allemands emmènent un convoi d’orphelins soviétiques dans un ancien camp de pionniers (équivalent soviétique des scouts). Les petits détenus sont condamnés au travail forcé, à la faim, au froid et aux fusillades. Le plus terrible, c’est qu’ils doivent devenir donneurs de sang pour les soldats et officiers de la Wehrmacht. La seule chance de survivre est de s’évader. Or, les enfants osent cet acte audacieux, bien qu’il paraisse presque impossible.
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Le camp de concentration pour enfants dont parle le drame a fonctionné à Vyritsa (région de Leningrad) en 1942-1943. Il a été situé dans le camp de pionniers Koster (feu de camp), dont le territoire était entouré de barbelés. Les Allemands y amenaient les orphelins qu’ils avaient trouvés dans les zones de combats les plus violents, pour les maintenir dans des baraquements dans des conditions insupportables, tout en les utilisant comme donneurs de sang forcés. À la fin de l’année 1943, l’Armée rouge a libéré Vyritsa. Malheureusement, à ce moment-là, les nazis avaient déjà réussi à évacuer une partie des enfants - les plus sains - vers l’Allemagne, ne laissant dans Koster que les plus faibles, environ trente personnes. Aujourd’hui, un mémorial se trouve à cet emplacement.
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