Cinq choses à savoir sur les liens qui unissaient Marina Vlady à la Russie

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De ses parents à sa vie avec Vladimir Vyssotski, en passant par le succès étourdissant du film La Sorcière en URSS.

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1. Née dans une famille d’émigrés russes

REPORTERS ASSOCIES/Gamma-Rapho / Getty Images
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Marina Vlady, née Catherine-Marina Poliakova-Baïdarova, vit le jour à Clichy, en banlieue parisienne, le 10 mai 1938. Elle était la quatrième et dernière des filles d’un couple de Russes émigrés. Son père était chanteur d’opéra. Il avait quitté la Russie durant la Première Guerre Mondiale. Sa mère Militza Envald était apparentée à un général russe. Au sujet de son lien avec la culture russe, Marina Vlady disait : « Je suis Russe, mais avec un passeport français ».

2. Devint célèbre en URSS grâce au film La Sorcière

John Kisch Archive / Getty Images
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En 1956, Marina Vlady tint le rôle principal de La Sorcière, long-métrage adapté de la nouvelle d’Alexandre Kouprine Olessia. Ce film sortit sur les grands écrans soviétiques en 1959 et connut un succès retentissant : en un an seulement, il attira près de 36,5 millions de spectateurs dans les salles obscures. En 1959 également, Marina Vlady se rendit pour la première fois en URSS à l’occasion de la Semaine du cinéma français. Elle fut accueillie comme une véritable vedette. « Je me souviens comment des foules de jeunes filles se précipitaient vers moi quand je descendais de voiture. Chacune d’entre elles était ma copie : cheveux détachés, frange. Elles m’embrassaient et je me retrouvais couverte de rouge à lèvres », se souvenait l’actrice.

3. Muse d’un barde soviétique

James Andanson/Sygma / Getty Images
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En 1967, lors d’un autre voyage en URSS, Marina Vlady fit la connaissance de Vladimir Vyssotski, un poète, auteur-interprète et acteur très populaire. Il disait être tombé sous le charme de l’actrice en regardant La Sorcière : quand il la vit sur l’écran, il sut qu’elle serait un jour sa femme.

Marina Vlady épousa Vladimir Vyssotski en 1970. Elle était sa muse : il lui consacra plusieurs chansons et poèmes. Après leur mariage, elle vint régulièrement en URSS. Pour faciliter ses démarches administratives, elle adhéra même au PCF. Elle ne ménagea pas non plus ses efforts pour que son mari puisse voyager hors d’URSS et faire connaître son talent dans le monde entier.

Après la mort de Vladimir Vyssotski en 1980, Marina Vlady écrivit un livre de souvenirs intitulé Vladimir ou le Vol Arrêté.

4. Tourna dans des films soviétiques et russes

Keystone-France/Gamma-Keystone / Getty Images
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En 1969, Marina Vlady joua dans Un Amour de Tchékhov, une co-production franco-soviétique réalisée par Sergueï Ioutkevitch. Elle y tint le rôle de Lika Mizinova, la muse d’Anton Tchékhov. « Neuf mois de tournage, un hiver rude, se souvenait l’actrice. Nous travaillions terriblement lentement. Au début, cela m’insupportait. Un samedi – jour chômé – nous avions perdu, à mon avis, énormément de temps […] C’est seulement là que j’ai compris ce qu’est le temps "à la russe". J’ai compris la manière de travailler. Le temps n’est pas de l’argent : on voit l’éternité devant soi ».

Ce long-métrage ne fut pas le seul auquel Marina Vlady participa en URSS. En 1985, elle interpréta le rôle de Marko Vovtchok dans l’adaptation soviéto-bulgare pour la télévision de À la Recherche du Capitaine Grant. En 1991, elle tourna dans le film Le Vampire d’après Alexis Tolstoï. L’année suivante, elle tint le rôle de Catherine II dans le film russo-japonais Rêves de Russie.

5. Confia sa correspondance avec Vladimir Vyssotski aux archives russes

Sophia MORIZET/Gamma-Rapho / Getty Images
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Marina Vlady conserva longtemps des photographies, des objets et des lettres de l’époque où elle vivait avec Vladimir Vyssotski. En 2004, elle confia aux Archives russes (Rosarkhiv) sa correspondance avec lui, soit 446 lettres. Elle posa une condition : qu’aucune lettre ne soit publiée de son vivant.

En 2015, Marina Vlady vendit aux enchères le masque mortuaire de Vladimir Vyssotski et un certain nombre d’objets lui ayant appartenu, dont le manuscrit du dernier poème qu’il lui avait adressé. Elle expliqua alors sa décision ainsi : « Je donne un nouveau tournant à ma vie et m’élance vers l’avenir ».

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