En images: dix trésors du musée de Tsarskoïé Selo
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1. Сoffret avec des représentations de Vénus et d’Amour sur le couvercle, XVIIe siècle
L’une des pièces les plus connues du palais de Tsarskoïé Selo est la Chambre d’ambre. Ses panneaux furent démontés et emportés dans un lieu à ce jour inconnu par les Allemands durant le siège de Leningrad. Ils furent méticuleusement reconstitués entre 1981 et 2003. Certains des objets qui se trouvaient dans cette salle avant le déclenchement de la Grande Guerre patriotique furent miraculeusement sauvés. Parmi eux, des écrins, des damiers, des échiquiers, des plateaux de jacquet, plusieurs pipes d’Alexandre II et d’autres effets ayant appartenu aux membres de la famille impériale. Ce magnifique coffret en ambre fabriqué par l’artisan originaire de Dantzig Gottfried Thurau faisait partie des objets ayant échappé au pillage. Ce ciseleur d’ambre travailla également à la confection des panneaux de la Chambre d’ambre.
2. Robe uniforme de Catherine II, 1766
L’impératrice d’origine allemande introduisit en Russie la mode des robes uniformes. Catherine II était commandant en chef de plusieurs régiments de la Garde et de l’armée. Elle avait dans sa garde-robe plusieurs vêtements de ce genre que l’on peut considérer comme avoir été des uniformes pour femme. Cette robe verte était son uniforme du régiment Semionov de la Garde impériale.
3. Service «Raphaël», 1883-1903
En 1883, l’empereur Alexandre III commanda un service de table spécialement pour sa résidence de Tsarskoïé Selo. Ses motifs reprennent ceux des Loges Vaticanes décorées par Raphaël. Pendant 20 ans, la fabrique impériale de porcelaine sortit des pièces de ce service qui étaient offertes à la famille régnante à l’occasion de Noël.
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4. Calèche à deux places pour enfants, fin du XVIIIe-début du XIXe
Dans cette calèche de fabrication anglaise, les grands-princes Mikhaïl et Nikolaï (le futur Nicolas Ier) se promenèrent dans les jardins et les parcs de Tsarkoïe Selo. Ce phaéton, voiture à la mode à la fin du XVIIIe siècle, leur avait été offert par leur grand-mère, l’impératrice Catherine II.
5. Coffret de l’impératrice Alexandra Fiodorovna, 1808-1809
Cette boîte appartenait à Alexandre Fiodorovna, l’épouse de l’empereur Nicolas Ier. Sur le couvercle est représenté un paysage du domaine royal de Bad Freienwalde, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Berlin.
Le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse offrit ce coffret précieux à sa fille Charlotte (l’impératrice Alexandra Fiodorovna) à l’occasion du visite à Moscou en 1818. Les fermoirs sont rehaussés d’une turquoise, d’une perle, d’un saphir, d’un péridot, d’une émeraude et d’une lazurite. Le nombre de ces pierres et minéraux renvoie à celui des enfants du roi de Prusse. Dans cette série, le saphir est la pierre attribuée à Charlotte.
6. Coffre fabriqué dans le gouvernement de Vologda, 1904-1914
Ce coffre ciselé est en pin et bouleau peint et doré. Il fut fabriqué à l’école d’artisanat Pierre (ainsi nommé en l’hommage de Pierre le Grand) de la ville de Totma. Il fut offert à la famille impériale à l’occasion d’une exposition des arts et métiers.
Ce coffret est particulièrement précieux pour le musée de Tsarskoïé Selo. Durant la Grande Guerre patriotique, il fut rempli d’objets destinés à être mis à l’abri en Sibérie.
7. Horace Vernet. Le Carrousel de Tsarskoïé Selo, 1842
Cette toile de grande taille fut peinte par l’artiste français Horace Vernet (1789-1863) à l’occasion du 25e anniversaire du mariage de Nicolas Ier et d’Alexandre Fiodorovna. L’empereur y est représenté en chevalier aux côtés de sa gente dame, l’impératrice vêtue d’une robe à la mode médiévale.
8. Secrétaire de salle de Lyon du grand palais de Tsarskoïé Sélo (palais Catherine), 1862
Ce meuble fut confectionné spécialement pour trouver sa place dans le salon de Lyon (ainsi nommé en raison des tentures de soie lyonnaise sur ses murs) de l’impératrice Maria Fiodorovna, l’épouse d’Alexandre II. Il est rehaussé de lazurite et de bronze. Ce chef-d’œuvre des arts décoratifs est unique au monde. Il fut réalisé à la fabrique de taillerie de Peterhof.
9. Encrier en malachite, années 1830
Durant le premier tiers du XIXe siècle, les bronziers utilisèrent à l’envi la malachite, dont on venait de trouver des gisements dans l’Oural. La couleur dorée du bronze ressort particulièrement bien sur le fond vert foncé de la pierre. Cette alliance de couleurs plaisait beaucoup à la famille impériale. Cet encrier dans le style néo-gothique à la mode au début du XIXe siècle se trouvait dans le cabinet de Nicolas Ier au palais Alexandre de Tsarskoïé Selo.
10. Pendule de cheminée La Cathédrale de Reims, 1835
Cette reproduction miniature de la cathédrale de Reims fut fabriquée par la maison parisienne Bavozet frères et sœur. Cet autre chef-d’œuvre des arts décoratifs est aujourd’hui exposé dans le pavillon de l’Arsenal de Tsarskoïe Sélo où sont rassemblés d’autres objets de style gothique de l’époque du règne de Nicolas Ier.
Tous ces objets et bien d’autres sont présentés au Musée d’Histoire de Moscou jusqu’au 13 avril 2026 dans le cadre de l’exposition Trésors des résidences impériales. Tsarskoïe Selo.
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