À la rencontre des peuples de Russie: les Tchouktches, ces redoutables baleiniers et éleveurs de rennes
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La Russie compte près de 16 000 Tchouktches, disséminés sur une immense étendue du Nord-Est eurasiatique. La plupart résident dans le district autonome de Tchoukotka. L’on distingue parmi eux les éleveurs de rennes nomades de la toundra et les chasseurs littoraux sédentaires, voués à la chasse aux phoques, aux veaux marins, aux morses et aux baleines.
En Russie, les Tchouktches et les autres peuples autochtones de la péninsule de Tchoukotka bénéficient d’un droit exclusif : celui de chasser la baleine. Équipés de fusils et de harpons, ils sortent en mer à bord de petits bateaux à moteur. Ils ne prélèvent ces géants des mers que pour leur subsistance personnelle, car la vente de leur prise est interdite.
Les Tchouktches sont de grands maîtres dans la sculpture sur os. Avec les défenses de morses, ils taillent de jolies figurines d’hommes et d’animaux et réalisent même des compositions entières. Parmi eux, l’on trouve aussi les billikens – des porte-bonheur en os qui représentent des créatures au large sourire, « dévorant l’envie humaine, la stupidité, les tracas du quotidien et les mauvaises pensées ».
L’alimentation des Tchouktches repose principalement sur la viande de renne, de phoque et de baleine. Le mets le plus connu est le мактак (maktak) : des morceaux de peau de baleine avec sa couche de gras. Quant au копальхен (kopalkhen), il est préparé à partir de la carcasse d’un renne bien gras ou d’un phoque, que l’on enterre pendant des mois dans un marécage ou dans le sol gelé. Pour ceux dont l’organisme n’y est pas habitué, ce plat fermenté peut s’avérer mortel.
Dans cet autre article, contemplez les clichés d’un autre photographe ayant documenté la vie des éleveurs de rennes en Tchoukotka.