En images: comment les partisans soviétiques terrorisaient-ils les soldats du Troisième Reich?
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« Sang pour sang et mort pour mort ! Je jure d’aider par tous les moyens possibles l’Armée rouge à tuer les chiens enragés d’Hitler, sans hésiter à verser mon sang ni à sacrifier ma vie ! », Tel était le serment que prêtaient les partisans soviétiques.
Durant la Seconde Guerre mondiale, près de 6 000 unités de partisans étaient actives à l’arrière des lignes allemandes. Jusqu’au débarquement du 6 juin 1944, les nazis considéraient qu’elles constituaient « un second front ».
Les premières unités de partisans furent formées à l’automne 1941. Elles réunissaient des soldats de l’Armée rouge et des habitants qui se trouvaient dans des zones encerclées par la Wehrmacht, ainsi que des groupes de reconnaissance et de sabotage envoyés des zones non occupées.
« Combattre dans les unités de partisans était éprouvant. Je crois qu’une seule chose nous aidait à survire : l’obstination. On ne faisait pas que tirer sur les Allemands, intercepter leurs convois de ravitaillement, faire sauter des voies ferrées. Il nous arrivait de devoir faire des marches de plusieurs dizaines de kilomètres par jour. Et à travers des marais et des forêts difficilement franchissables. On dormait autour de feux dans les villages, mais seulement quand on en avait le temps et la possibilité, ce qui était assez rare », se souvenait le partisan Meinhard Kruberg.
La défense d’Odessa
De temps en temps, de grand détachements de partisans effectuaient de longs raids à l’arrière des lignes ennemies, y tuaient des soldats allemands, y détruisaient les liaisons et des matériels. En 1943, Joseph Staline fut tellement impressionné par le « raid des steppes » mené par le capitaine Mikhaïl Naoumov qu’il ordonna immédiatement de l’élever au rang de major général.
L’état-major central du mouvement des partisans était placé sous l’autorité de la Stavka du Haut Commandement Suprême. Les plus grosses opérations étaient coordonnées par l’Armée rouge. Durant la bataille de Koursk, les partisans lancèrent à l’arrière des lignes allemandes l’opération « Guerre du Rail » dont l’objectif était la destruction des voies ferrées. Elle obligea les Allemands à retirer du front des forces importantes pour surveiller les axes ferroviaires.
Odessa libérée des envahisseurs nazis
Régulièrement, les partisans parvenaient à libérer de vastes territoires où ils créaient ce qui était appelé des « régions de partisans » et où le pouvoir soviétique était rétabli.
« Sur [ces] territoire[s], il n’y avait déjà plus de gens qui combattaient l’ennemi. Les uns avaient rejoint les unités [de partisans], les autres aidaient les partisans. […] Il y vivait des dizaines de milliers de personnes. De habitants de villes occupées par les nazis s’y réfugiaient. Les partisans s’y retiraient après les combats avec les Allemands et leurs opérations de sabotage des liaisons ennemies », se souvenait le partisan Iakov Menchikov.
Les Allemands châtiaient durement ceux qui venaient en aide aux partisans. En représailles pour quelques soldats tués par eux, ils pouvaient brûler un village entier. L’armée menait régulièrement de vastes opérations contre les partisans auxquelles prenaient part Polizei et collaborationnistes.
À que l’Armée rouge libérait des territoires, les partisans rejoignaient ses rangs. « L’armée, c’est la discipline. Dans les unités de partisans, c’était beaucoup moins strict de ce point de vue-là. Dans l’armée, c’était plus simple : on ne faisait que prendre part à des combats. Quand on avait reçu un ordre, il fallait le remplir à tout prix. Et cela s’appliquait à tous », racontait Meinhard Kruberg.
Les partisans yougoslaves acceptent de nouveaux combattants dans leurs rangs.
Les partisans soviétiques combattaient le Troisième Reich en URSS et au-delà de ses frontières. Des milliers de prisonniers de guerre, qui étaient parvenus à s’échapper des camps allemands, avaient rejoint la Résistance en France, en Belgique et en Italie. Leur préparation et leur expérience militaires furent souvent indispensables dans les maquis.
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