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Fin d’une belle époque: revivez le déclin du Dégel khrouchtchévien lors d’une projection à Paris

La Fin d’une belle époque. Stanislav Govoroukhine/Mosfilm et Vertikal, 2015

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Le 1er octobre, le Centre russe du quai Branly accueillera une projection de La Fin d’une belle époque. Sorti en 2015 et adapté de plusieurs œuvres de Sergueï Dovlatov, l’un des écrivains russes émigrés les plus connus du XXe siècle, le film raconte la fin de la période du Dégel, qui a suivi la mort de Joseph Staline en 1953 et s’est caractérisée par une certaine libéralisation et un assouplissement du régime politique en URSS.

Tourné en noir et blanc, le film évoque lui-même le cinéma de cette époque. Réunissant plusieurs vedettes du cinéma russe, parmi lesquelles Ivan Kolesnikov, Svetlana Khodtchenkova, Sergueï Garmach et Fiodor Dobronravov, il constitue la dernière œuvre du célèbre réalisateur russe Stanislav Govoroukhine.

L’intrigue se déroule en 1969. Le personnage principal, Andreï Lentoulov, est un jeune journaliste et écrivain originaire de Leningrad qui, quelques années auparavant, s’est installé à Tallinn à l’invitation d’un ami et a été recruté par le journal Sovietskaïa Estoniïa (« Estonie soviétique »). Dans cette nouvelle vie, il navigue entre l’absurdité du système soviétique et ses propres passions : son métier de journaliste l’oblige à des compromis permanents avec sa conscience, tandis qu’une toska, ce sentiment russe mêlant mélancolie et désespoir, le conduit vers des liaisons tumultueuses, des aventures sans lendemain, des soirées dans les rioumotchnaïa, petits établissements spécialisés dans la vente de boissons alcoolisées fortes, et une ironie sans limites.

Lentoulov évolue ainsi en permanence sur une ligne de crête, entre liberté créative et soumission au contrôle extérieur, entre goût de vivre et impasse existentielle. Mais cet équilibre fragile finit par voler en éclats lorsque le KGB met la main sur son manuscrit lors d’une perquisition chez l’un des dissidents locaux…

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