Moscou possède son propre «Chinatown», mais il n’a aucun lien avec la Chine
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Kitaï-Gorod est l’un des plus anciens quartiers de Moscou, situé en plein cœur de la ville. Il existe également une station de métro du même nom. Au XVIe siècle, l’on a construit autour de ce quartier la muraille fortifiée du même nom, une ligne de défense supplémentaire devant le Kremlin même. Il n’en reste cependant aujourd’hui que des vestiges.
Or, comment se fait-il qu’il n’y ait jamais eu de Chinois à Kitaï-Gorod ?
Il existe plusieurs versions quant à l’origine de ce nom.
- Du mot ancien russe « kita » : c’est ainsi que l’on appelait un faisceau de pieux ou de tiges utilisé pour la construction de la muraille.
- Par assonance avec le mot italien « cittadella » – « citadelle », « forteresse ». En effet, la muraille fut construite par l’architecte italien Piotr Frianzine (Pietro Antonio Solari).
- Il existe également une théorie selon laquelle le nom aurait une origine turcique, dérivée du mot « katay », qui signifiait lui aussi « ville » ou « forteresse ».
À l’époque tsariste, Kitaï-Gorod était en quelque sorte un pôle d’affaires, un quartier commerçant et d’affaires important. C’est précisément là que se trouvaient les cours des Marchands, de l’Imprimerie et des Ambassades, les demeures des nobles et des boyards les plus célèbres et les plus riches, ainsi que de nombreuses églises et monastères construits grâce aux fonds des commerçants.
Aujourd’hui encore, Kitaï-Gorod est considéré comme un quartier huppé, où se trouvent de nombreux bâtiments administratifs et centres d’affaires.
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