Études à Krasnodar et nostalgie de sa patrie: témoignage d’un étudiant togolais en Russie
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Un accueil chaleureux et bienveillant
Pour être honnête, le choix de l’Université d’État du Kouban n’était pas tout à fait ma décision. C’est un ami qui vivait à Krasnodar qui m’a invité en Russie. Avant mon arrivée ici, je ne connaissais même pas l’existence de cet établissement. Auparavant, je n’avais entendu parler que des principales villes de Russie, comme Moscou et Saint-Pétersbourg. Une fois sur place, j’ai découvert l’université et j’ai peu à peu compris que j’avais fait le bon choix. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas d’être venu ici.
À l’aéroport, j’ai été accueilli par une personne originaire de mon continent : un Nigérian, président de l’association africaine de notre université. Nous sommes tout de suite devenus amis et j’ai commencé à lui poser des questions. Nous communiquions en anglais, ce qui m’a permis de me sentir très à l’aise, même si j’arrivais dans ce nouveau pays sans connaître le russe.
Mes premiers jours à l’université ont été intéressants, même si mon arrivée s’est déroulée dans des circonstances assez difficiles. Mon adaptation en Russie et à l’Université d’État du Kouban s’est très bien passée. Dès le début, les gens se sont montrés bienveillants à mon égard et ont toujours été prêts à m’aider.
Au besoin, nous communiquions à l’aide d’applications de traduction sur nos téléphones, ce qui a permis d’éviter que la barrière de la langue ne devienne un problème majeur. En ce qui concerne mon expérience d’apprentissage du russe, j’ai beaucoup de choses positives à dire sur ma professeure : elle est très ouverte d’esprit et maîtrise plusieurs langues étrangères.
À l’Université d’État du Kouban, j’ai parfois vécu des situations amusantes. En voici une.
Lorsque j’étais en section préparatoire, l’université a fêté la Maslenitsa [fête traditionnelle slave célébrant l’arrivée du printemps]. Pendant l’événement, un camarade de groupe originaire d’Arabie saoudite et moi avons aperçu quatre jeunes filles russes. Mon ami a proposé d’aller vers elles pour discuter. Nous avons convenu que j’irais en premier et qu’il me suivrait.
Je pensais qu’il me suivait, mais il s’est avéré que j’étais seul. J’ai eu envie de m’enfuir, car je n’étais pas prêt à rester là à discuter avec des filles tout seul, même si, à l’époque déjà, je parlais assez bien le russe. Cependant, je me suis approché et je leur ai tout de suite adressé la parole, je les ai saluées. Les filles m’ont demandé mon nom, nous avons commencé à faire connaissance, et finalement tout s’est bien passé. Nous avons échangé nos coordonnées, et je suis toujours ami avec certaines d’entre elles. Voilà une anecdote amusante et positive.
Un goût de ma patrie loin de chez moi
En ce qui concerne la nourriture, en Russie, je mange principalement à la maison et je préfère cuisiner moi-même. J’aime préparer des plats familiers qui me rappellent mon pays. Bien sûr, il y a des jours où je suis très fatigué et où je n’ai pas envie de cuisiner. Dans ces cas-là, je peux acheter des plats tout prêts ou parfois commander une pizza.
J’apprécie de nombreux plats nationaux, mais l’un de mes préférés est la soupe « ademe ». C’est un plat traditionnel de mon pays, préparé à partir d’un légume-feuille particulier. Pour moi, cette soupe a non seulement un goût singulier, mais aussi une signification spéciale, car elle me rappelle mon pays natal et la cuisine familiale.
Quand je suis en Russie, ce plat me manque parfois. Malheureusement, je n’arrive pas encore à le cuisiner ici, car les ingrédients nécessaires sont difficiles à trouver. Si j’avais la possibilité de le préparer, je ferais volontiers découvrir à mes amis la cuisine nationale de mon pays et l’une de ces saveurs qui me manquent tant lorsque je suis loin de chez moi.
La version intégrale de cet article est disponible, en russe, sur le site du magazine Higher Education Discovery.