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Quels livres russes figurent dans le nouveau classement des 100 meilleurs ouvrages du Guardian?

Fenêtre sur la Russie (Photo: Folio; Créé par Google Gemini)
Ce tout nouveau classement des plus grands ouvrages jamais publiés en anglais a été établi par des auteurs, des critiques et des universitaires du monde entier, dont Stephen King.

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Comme dans tout classement des meilleurs livres de tous les temps, le Top 100 du journal The Guardian ne fait pas l’impasse sur les auteurs russes. Nous vous présentons ci-dessous les ouvrages qui ont été retenus dans ce classement, ainsi que les explications fournies par le journal pour justifier ses choix.

N°91 : Vie et Destin de Vassili Grossman, 1980

Le Livre de Poche, 2024

« Journaliste juif ukrainien, Grossman a été témoin de la bataille de Stalingrad et des camps d’extermination nazis ; écrite en 1959, son épopée sur la vie sur le front de l’Est pendant la Seconde Guerre mondiale, censurée par le régime et introduite clandestinement en Occident après sa mort, est largement considérée comme le "Guerre et Paix" soviétique ».

N°69 : Crime et Châtiment de Fiodor Dostoïevski, 1866

Gallimard, 1995

« Dans un roman qui met brillamment en lumière le fossé entre la théorisation stérile et les relations humaines réelles, un ancien étudiant sans le sou nommé Raskolnikov décide de commettre un meurtre pour prouver une chose : que certaines personnes sont insignifiantes, tandis que d’autres sont si extraordinaires que les lois morales ne s’appliquent pas à elles. Malheureusement, sa conscience ne coopère pas. Rongé par la culpabilité, hanté par des cauchemars et encouragé par la femme qu’il en vient à aimer, il est poussé à avouer ».

N°66 : Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov, 1966-1967

Gallimard, 2019

« Dans cette satire de l’Union soviétique […], le diable et son entourage – dont un vampire et un énorme chat noir – sèment le chaos dans un Moscou officiellement athée. À l’instar de son personnage le Maître, qui écrit un roman sur Ponce Pilate et craint la censure et la persécution des autorités, Boulgakov brûla le premier manuscrit en 1930 ; cette fable sombre et espiègle sur le bien et le mal inspira par la suite la chanson Sympathy for the Devil des Rolling Stones ».

N°29 : Feu pâle de Vladimir Nabokov, 1962

Folio, 1991

« Un délice métafictionnel présentant un poème de 999 vers écrit par un poète nommé John Shade, qui est subverti par le commentaire ajouté par son voisin et collègue. Les critiques ont débattu sans fin de la manière d’interpréter cette méditation astucieusement spirituelle sur le sens et la folie ».

Bien que le livre ait été initialement écrit en anglais et non en russe, précisons que Nabokov a eu cette idée alors qu’il traduisait Eugène Onéguine de Pouchkine et rédigeait un commentaire en quatre volumes sur cette œuvre.

N°28 : Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski, 1879-1880

Le Livre de poche, 1994

« Le dernier roman de Dostoïevski, dans lequel le meurtre d’un propriétaire terrien cruel jette la suspicion sur ses fils, aborde les grandes questions : le bien, le mal, le libre arbitre, le péché originel et la possibilité de la rédemption humaine, le tout exploré sur fond d’une Russie en proie à des bouleversements sociaux majeurs. Einstein et Freud considéraient tous deux qu’il s’agissait du meilleur roman jamais écrit ».

N°25 : Lolita de Vladimir Nabokov, 1955

Folio, 2001

« Les confessions de Humbert Humbert, pédophile et narrateur le moins fiable de la littérature, constituent un numéro de funambule sans cesse controversé. Le premier tirage ne comptait que 5 000 exemplaires. À ce jour, le livre s’est vendu à plus de 50 millions d’exemplaires ».

N°7 : Guerre et Paix de Léon Tolstoï, 1869

e-artnow, 2019

« Mêlant amour, tragédie, philosophie et histoire des guerres napoléoniennes, Tolstoï affirmait que son épopée en quatre volumes n’était "pas un roman" ; Dostoïevski n’était pas d’accord, la qualifiant de chef-d’œuvre de la littérature russe ».

N°6 : Anna Karénine de Léon Tolstoï, 1878

Folio, 1994

« Alors que Tolstoï lui-même trouvait le roman "affreux", les lecteurs ont depuis toujours été captivés par la profondeur des émotions et l’ampleur de sa description de la société russe ; William Faulkner l’a déclaré le plus grand roman jamais écrit ».

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